La tension monte d’un cran dans le Golfe, où les déclarations de Abbas Araghchi marquent un tournant inquiétant dans la conduite du conflit opposant l’Iran aux États-Unis. Téhéran accuse Washington d’avoir déplacé ses forces militaires vers des infrastructures civiles, notamment des hôtels, après la destruction partielle de plusieurs bases dans la région.
Selon les autorités iraniennes, cette stratégie reviendrait à exposer délibérément des populations civiles à des risques, en transformant ces lieux en cibles potentielles. Dans ce contexte, les établissements hôteliers des pays membres du Conseil de coopération du Golfe sont désormais sommés de refuser toute présence militaire américaine, sous peine d’être considérés comme des objectifs légitimes.
Des pays comme Bahreïn et les Émirats arabes unis seraient particulièrement concernés par cet avertissement. Des informations relayées par des médias proches du pouvoir iranien évoquent même un ultimatum adressé aux hôteliers locaux. Parallèlement, des signalements font état d’une présence américaine dans certains hôtels en Syrie et au Liban.
Sur le terrain, la situation s’est déjà traduite par des incidents. À Dubaï, un drone aurait frappé les abords d’un hôtel dès les premières heures du conflit. D’autres attaques signalées à Manama ont également touché des infrastructures hôtelières, faisant plusieurs blessés.
Dans le même temps, les Gardiens de la révolution ont intensifié leur communication à destination des civils. Ils les appellent non seulement à éviter les zones où seraient présents des militaires américains, mais aussi à transmettre des informations sur leur localisation. Une démarche vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains.
L’ONG Human Rights Watch alerte en effet, sur des frappes ayant déjà touché des cibles civiles dans plusieurs pays du Golfe, dénonçant des violations du droit international humanitaire.
Dans ce climat tendu, Donald Trump a annoncé une pause temporaire dans certaines opérations militaires américaines visant les infrastructures énergétiques iraniennes.
Cette suspension, prévue pour une durée de dix jours, est présentée comme une tentative d’ouvrir la voie à des négociations.
Malgré ce geste d’apaisement, la multiplication des menaces et des incidents laisse craindre une extension du conflit à des zones civiles, avec des conséquences potentiellement lourdes pour les populations locales.
Thom Biakpa
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