Des corps de soldats inhumés en Ukraine/ AFP
La Russie a procédé au rapatriement des dépouilles de mille soldats ukrainiens, une initiative rare depuis le début du conflit il y a plus de trois ans. Cette opération, menée en coordination avec Kiev, concerne des militaires tués au combat ainsi que des détenus décédés en captivité.
Elle témoigne d’une volonté de maintenir un dialogue minimal, dans un contexte où les affrontements se poursuivent sans relâche. Malgré la persistance des hostilités, les échanges humanitaires restent l’un des rares terrains où une coopération entre les deux pays est encore possible, offrant un semblant d’espoir dans une guerre marquée par l’intransigeance.
Ouverture diplomatique à l’horizon
Lors de sa visite à Washington le 18 août, le président ukrainien a évoqué la possibilité de négociations directes avec Moscou, incluant même l’hypothèse d’un sommet tripartite avec les États-Unis sous l’administration Trump. Du côté russe, les responsables diplomatiques insistent sur la nécessité d’élever le niveau des discussions pour aborder les dossiers les plus sensibles.
Parmi les sujets les plus épineux, la question des territoires occupés pourrait désormais être discutée directement entre les dirigeants. Cette approche, bien que pragmatique, se heurte toujours à des positions irréconciliables sur les revendications fondamentales de chaque camp. Le sujet des enfants kidnappés par l’armée russe, qui a d’ailleurs fait l’objet d’une lettre de Melania Trump à Vladimir Poutine lors de sa récente venue à Anchorage, pourrait aussi être évoqué.
Des enjeux cruciaux pour l’avenir
Face à un bilan humain de plus en plus lourd, des dizaines de milliers de victimes civiles et militaires sont dénombrées, la communauté internationale redouble de pression pour une issue pacifique. Les prochaines étapes diplomatiques s’annoncent déterminantes, même si les divergences persistantes entre Kiev et Moscou laissent présager des négociations longues et ardues. Les conditions posées par chaque partie, notamment en matière de sécurité, rendent tout accord durable encore incertain d’autant que l’Union européenne continue de faire bloc derrière Kiev.
Thom Biakpa
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