L’ambassadeur Ebrahim Rasool, chaleureusement accueilli à son arrivée à l’aéroport international du Cap, en Afrique du Sud, le 23 mars 2025/ REUTERS
Ebrahim Rasool, l’ambassadeur sud-africain récemment expulsé des États-Unis pour avoir qualifié la politique américaine de « suprémaciste », est rentré en Afrique du Sud. Il a atterri en fin de matinée à l’aéroport international du Cap, où il a été chaleureusement accueilli par plusieurs centaines de personnes, principalement des membres de l’ANC, venus lui témoigner leur soutien.
Avec un mégaphone à la main, Rasool a exprimé son absence de regrets, tout en admettant sa déception de ne pas avoir réussi à atteindre ses objectifs en tant qu’ambassadeur, notamment en ce qui concerne la réhabilitation de l’image de la politique sud-africaine dans un contexte diplomatique déjà tendu.
À son arrivée dans le hall de l’aéroport, il a navigué à travers la foule de partisans, affirmant : « Nous n’avons pas choisi de rentrer chez nous, mais nous rentrons sans regrets. » Toutefois, il a souligné la complexité de son rôle d’ambassadeur, même pour un diplomate ayant déjà servi sous la présidence d’Obama.
« Nous aurions préféré revenir en vous annonçant que nous avions réussi à faire taire les mensonges concernant un prétendu génocide blanc en Afrique du Sud, et que nous avions établi des accords commerciaux fructueux. Malheureusement, cela n’a pas été le cas », a-t-il ajouté.
La situation a été exacerbée par la décision de Donald Trump de couper les aides à l’Afrique du Sud, l’accusant de maltraiter la minorité blanche à travers une récente loi sur l’expropriation. De plus, la plainte sud-africaine contre Israël pour génocide à Gaza, déposée devant la Cour internationale de Justice, a également attiré l’attention des États-Unis.
Rasool a tenu à préciser : « Nous ne rentrons pas en affirmant que nous sommes anti-américains, même après avoir été déclarés persona non grata. Nous croyons toujours en la possibilité de reconstruire nos relations avec les États-Unis. »
À ce jour, l’Afrique du Sud n’a pas encore annoncé le nom de son successeur ni la date de sa prise de fonctions. Ce retour marque un tournant dans les relations diplomatiques entre les deux nations, et l’avenir reste incertain.
Thom Biakpa
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