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G20 fracturé : L’exclusion de l’Afrique du Sud divise les grandes puissances

Le président Cyril Ramaphosa lors du sommet du G20 à Johannesburg / AFP

La controverse autour de la participation de l’Afrique du Sud aux instances internationales continue de susciter des réactions diplomatiques en chaîne. Alors que Pretoria a été écartée des premières réunions du G20 organisées sous la présidence américaine, plusieurs capitales appellent désormais à un retour rapide du pays au sein du groupe.

Depuis Johannesburg, l’ambassadeur de France en Afrique du Sud a clairement exprimé la position de Paris. Pour la France, l’exclusion de Pretoria n’a pas de justification politique durable. Selon lui, l’Afrique du Sud demeure un membre à part entière du G20 et doit pouvoir participer à l’ensemble de ses travaux, sans exception.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues, notamment après la décision attribuée à Donald Trump de limiter la participation sud-africaine.
La France n’est toutefois pas isolée. D’autres acteurs internationaux ont également exprimé leur désaccord face à cette mise à l’écart.

L’Allemagne avait été parmi les premières à réagir, suivie par le Brésil, qui défend lui aussi le maintien de Pretoria dans les enceintes multilatérales. Tous rappellent un point central : l’Afrique du Sud est un membre fondateur du G20, et son exclusion unilatérale pose un problème de légitimité.

Du côté français, la diplomatie insiste sur des échanges réguliers avec les différentes parties prenantes du G20 afin de favoriser une issue consensuelle. L’objectif affiché est de restaurer une participation normale de Pretoria aux réunions à venir, dans un climat apaisé.
Parallèlement, un autre sujet diplomatique a été évoqué. Celui relatif à la composition des invitations au prochain sommet du G7 en France. Contrairement à certaines attentes, l’Afrique du Sud n’a pas été retenue parmi les invités. Paris précise que seuls quelques pays partenaires ont été conviés, et que le Kenya a été choisi pour s’inscrire dans une initiative baptisée « Africa Forward », coorganisée avec la France.

Ce programme, porté notamment avec le Kenya, doit débuter à Nairobi le 11 mai et s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération avec le continent africain.
Dans ce contexte, la France tente donc de maintenir un équilibre diplomatique délicat : défendre la stabilité du G20 tout en développant de nouvelles initiatives de partenariat, sur fond de divergences persistantes avec les États-Unis, les États-Unis, mais aussi avec d’autres acteurs influents comme l’Allemagne, le Brésil ou encore l’Afrique du Sud elle-même.

Thom Biakpa

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