Selon les autorités russes, ces frappes s’inscriraient dans une logique de représailles après une tentative ukrainienne supposée contre l’une des résidences de Vladimir Poutine. Or, cette version a été démentie par Washington. Le président américain Donald Trump a affirmé que les accusations portées par Moscou étaient infondées. Des incidents auraient bien eu lieu à proximité du site évoqué, sans pour autant correspondre à la narration avancée par le Kremlin.
Des images spectaculaires, peu de confirmations officielles
Sur les réseaux sociaux, des vidéos largement relayées montrent ce qui ressemble à une pluie d’ogives s’abattant sur la capitale ukrainienne. À ce stade, Kiev n’a ni confirmé officiellement l’emploi du missile Orechnik, ni communiqué de bilan humain ou matériel définitif. Les autorités ukrainiennes avaient toutefois prévenu, quelques heures avant les frappes, disposer d’informations laissant présager une attaque imminente.
Ces alertes concordaient avec les renseignements américains. L’ambassade des États-Unis à Kiev avait diffusé un message exhortant les civils à se mettre à l’abri, soulignant la gravité de la menace. Une coordination qui interroge sur la capacité d’anticipation occidentale, mais aussi sur l’état réel des discussions diplomatiques en cours.
Une paix toujours plus hypothétique
Ces événements interviennent dans un contexte diplomatique déjà fragile. L’Ukraine a récemment annoncé avoir validé les garanties de sécurité proposées par les États-Unis pour l’après-guerre. De leur côté, plusieurs pays européens se sont réunis à Paris afin d’évoquer l’envoi de troupes au sol une fois le conflit terminé, dans le but de garantir la stabilité du pays.
Moscou observe ces initiatives avec hostilité. Si la Russie n’a pas communiqué officiellement sur les frappes de Kiev, elle a rappelé que toute présence militaire européenne sur le sol ukrainien constituerait, en cas de menace perçue, une cible légitime.
Une situation militaire toujours instable
Sur le terrain, la dynamique du conflit reste incertaine. Les forces russes poursuivent leur progression dans plusieurs secteurs, tandis que des milliers de civils demeurent à proximité immédiate de la ligne de front. Entre escalade militaire, narratifs contradictoires et diplomatie sous tension, l’hypothèse d’un apaisement durable semble, pour l’heure, s’éloigner.
Thom Biakpa
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