Le classement mondial des universités 2025 publié par l’Université de Leiden au Pays-Bas confirme une tendance de fond : la Chine s’impose désormais comme une puissance académique de premier plan. Pour la première fois, huit établissements chinois s’installent dans le top 10 mondial, reléguant les universités américaines, longtemps dominantes, à l’arrière-plan.
En tête du classement figure l’Université du Zhejiang, située à Hangzhou, symbole de l’investissement massif de la Chine dans la recherche scientifique et l’innovation. Elle est suivie de près par l’Université Jiaotong de Shanghai, autre pilier du système universitaire chinois. Harvard, référence historique de l’excellence académique occidentale, se maintient sur le podium mais glisse à la troisième place, marquant un recul symbolique après des décennies de leadership.
Le Canada sauve l’honneur des établissements non chinois grâce à l’Université de Toronto, unique représentante étrangère dans ce cercle très fermé. Les universités européennes, quant à elles, disparaissent totalement du top 10, soulignant l’ampleur du basculement.
Selon le New York Times, cette redistribution des cartes s’explique par la progression rapide des universités chinoises, portée par des financements publics importants, une stratégie nationale de long terme et une production scientifique en forte croissance. À l’inverse, les institutions américaines font face à des contraintes budgétaires, politiques et structurelles qui freinent leur dynamique.
Au-delà des chiffres, ce classement illustre une transformation profonde de l’ordre académique mondial. La Chine ne se contente plus de rattraper son retard : elle redéfinit désormais les standards de l’excellence universitaire à l’échelle internationale.
Thom Biakpa
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